Le pyracanthas ou buisson ardent

Pyracantha, communément appelé "buisson ardent" est un genre botanique de buissons persistants et épineux de la famille des Rosaceae, sous-famille des Maloideae. Le mot Pyracantha vient du grec Pyros, le feu et Acantha, l'épine. Le nom de Buisson ardent est une allusion à l'épisode biblique rapporté en Exode 3,2.

Description:
Le Pyracantha est originaire du sud de l'Europe et de l'Asie. Il peut atteindre 6 m de haut. C'est un proche parent du Cotoneaster, mais les Pyracantha ont des feuilles dentelées coriaces de 2 à 4 cm de long et de grosses épines alors que le Cotoneaster n'en a pas.

Ils donnent, en fin de printemps, des fleurs blanches en corymbe (mellifères quoique malodorantes) donnant naissance à des pommettes rouge, orange, ou jaune mures en automne.

Utilisation:
Les Pyracanthas sont des plantes ornementales, appréciés dans les haies et jardins pour leurs fleurs et leurs fruits colorés. Leur structure très dense et leurs grosses épines les rend très utiles quand on a besoin de créer une haie infranchissable.

Ils sont aussi un bon refuge pour la vie sauvage du jardin, pouvant servir de garde-manger et d'abri aux oiseaux, cétoines, phasmes et pouvant alimenter les abeilles en pollen.

Les sites anti poison donnent les fruits des Pyracantha comme peu toxiques voir inoffensifs; l'université d'Arizona dit même que la toxicité des fruits est un mythe et que les consommer donne simplement mal au ventre (une vingtaine de fruits d'après J.P. Auquière de l'université catholique de Louvain, Laboratoire de Botanique Médicale et Pharmaceutique); il serait même possible d'en faire de la confiture selon le professeur Jerry M.Parsons de texas A&M University system (information qu'il convient de vérifier auprès de pharmaciens). Noter que des risques de nausées, vomissements, bouche sêche, douleurs abdominales, dilatation des pupilles (fruits, feuilles et racines) sont présentés par la majorité des professionnels.

Le Pyracantha peut aussi être utilisé comme porte-greffe pour le néflier du Japon.

Certaines variétés sont utilisées en bonsaï.

Culture:
Les Pyracantha sont des arbustes à croissance assez rapide et faciles d'entretien. Ils poussent aussi bien en plein soleil qu'à la mi-ombre. Ils aiment les terres humifères, bien drainées mais se contente aussi très bien d'un sol calcaire.

Ils supportent la taille mais sont sensibles au feu bactérien, à la tavelure et sont appréciés des pucerons. Les épines deviendront les branches de l'année suivante.

Le Pyracantha se multiple facilement par semis ou par bouturage en fin d'été.

source : wikipédia
Le pyracanthas ou buisson ardent
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# Posted on Thursday, 04 February 2010 at 8:01 AM

La Grande et la petite Moucherolle (45° 00′ 19″ N - 5° 33′ 51″ E)

La Grande Moucherolle (2 284 mètres), le deuxième sommet du massif du Vercors par son altitude tient son nom d'une confusion avec le sommet du Moucherotte lors d'un relevé géographique.

La Petite Moucherolle (2 156 mètres), légèrement plus au sud, est séparée de celle-ci par le col des Moucherolles.

L'ensemble des Moucherolles, c'est-à-dire la ligne de sommets entre le Pas de l'¼ille et le Pas de la Balme, est également constitué à l'est de la Grande Moucherolle par les Deux-S½urs (appelées Sophie (2 162 mètres) et Agathe (2 193 mètres), et séparées par le col des Deux-S½urs) qui s'avancent au-dessus de la vallée du Drac, ainsi que par les Rochers des Jaux (2 062 mètres) au nord.

source : http://fr.academic.ru/dic.nsf/frwiki/728321
La Grande et la petite Moucherolle (45° 00′ 19″ N - 5° 33′ 51″ E)
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# Posted on Tuesday, 02 February 2010 at 11:39 AM

Le Grand Veymont (44° 52′ 12″ N - 5° 31′ 37″ E)

Le Grand Veymont (44° 52′ 12″ N - 5° 31′ 37″ E)
Le Grand Veymont, situé sur la commune de Gresse-en-Vercors, est le point culminant (2 341 mètres) du massif du Vercors.

Il s'élève entre le Pas de la Ville au nord, et le Pas des Chattons au sud, à l'est de la réserve des Hauts-Plateaux du Vercors. À proximité, il est précédé respectivement (du nord au sud) par le Rocher de Séguret (2 051 mètres), Roche Rousse (2 105 mètres) et le Sommet de Pierre-Blanche (2 106 mètres).

Le Grand Veymont est un lieu de randonnée assez prisé par les locaux. À noter qu'une marche d'approche assez longue est nécessaire car le sommet est à une dizaine de kilomètres de toute route goudronnée.

Le 10 février 2007, un avion de tourisme bi-moteur reliant Londres à Cannes, avec trois personnes à bord , disparait en pleine tempête de neige. La carcasse et les victimes sont retrouvées moins de 24 heures plus tard, vers 1 960 mètres d'altitude à proximité du Pas de la Ville.

source : wikipédia
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# Posted on Tuesday, 02 February 2010 at 11:12 AM

petit glaçon deviendra grand

par ces froides journées d'hiver le moindre lieux ou coule un peu d'eau se prête à ce genre de formation : une petite brindille qui reçois gouttes après gouttes l'eau nécessaire à la création de cette glace et le spectacle qui attends le visiteur courageux est à chaque fois un émerveillement.
petit glaçon deviendra grand
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# Posted on Tuesday, 02 February 2010 at 9:38 AM

Héron cendré (Ardea cinerea)

Héron cendré (Ardea cinerea)
Identification :Grand oiseau gris, majestueux lorsqu'il est debout au repos. Il possède de longues pattes jaune grisâtre ou grises, un long cou et un grand bec jaune grisâtre en forme de dague. Le dessous, la tête et le cou sont blanchâtres avec une crête noire et des rayures sombres sur le devant du cou et de la poitrine. Le reste du plumage est gris-pigeon. En vol, parfois haut en battant lentement des ailes qui sont alors bien arquées, les plumes principales des ailes sont foncées, presque noires, le cou est replié et les pattes sont plus longues que la queue. Les jeunes hérons ont le front et la calotte gris, la nuque noire grisâtre avec une courte plume nucale, les côtés de la tête et du cou ainsi que le dos gris. Le centre de leur cou est beige. Ils cherchent à se nourrir près de toutes sortes de plans d'eau et on en voit même quelquefois en zone urbaine. Leur technique de pêche n'est pas encore très au point et ils feront sans doute plus de peur que de mal aux poissons.

Chant : Le cri typique en vol, souvent émis le soir, est rauque, sonore et croassant. La colonie est très bruyante et de nombreux coups de becs peuvent être échangés.

Habitat : Les hérons fréquentent n'importe quelle zone humide (marais, cours d'eau, étangs ...) où ils peuvent trouver de la nourriture. Ce peut être de l'eau douce, saumâtre ou salée, dormante ou courante, du moment quelle est peu profonde. Ils peuvent aussi fréquenter les forêts à proximité des eaux.

Comportements : Le héron cendré peut avoir des attitudes curieuses. Il peut rester des heures, posé sur une seule patte, complètement inactif s'il n'est pas dérangé. Il enfonce son cou dans les épaules, seule la tête et le bec à l'horizontale semblent surgir de son corps. Sa manière de chasser est particulière. Il chemine lentement et courbé, dans les eaux peu profondes, sans faire de bruit, pointant vers le bas son bec puissant et pointu, prêt à asséner le coup mortel à la proie qui passera à sa portée.
Parfois, il reste immobile dans l'eau, observant le fond devant lui et sur les côtés afin de capturer habilement le moindre poisson qui passe.
Pour les grosses proies, (grand poisson ou anguille importante), il les frappe fortement de son bec pour les transpercer, et les secoue d'un côté à l'autre, avant de les avaler entières, tête la première.

Vol : Bat lentement des ailes, la tête repliée en arrière et les pattes tendues. Vol lourd et puissant.
Le héron cendré a un vol lent, avec de profonds battements d'ailes, donnant une impression de puissance. Il s'envole de façon majestueuse. Il plane parfois, surtout avant d'atterrir.

Nidification : Le héron cendré construit un très grand nid avec des rameaux secs, des branches et des laîches. Il nidifie en grandes colonies souvent sur un seul arbre.
La femelle dépose de 3 à 5 ½ufs mats, gris-bleu, parfois teintés de roux. L'incubation est assurée alternativement par les deux parents et dure environ 26 jours.
A la naissance, les poussins ont une apparence grotesque, avec le duvet de la tête très abondant.
Ils sont nourris par les deux parents. Incités par les petits coups de bec des jeunes, ils régurgitent la nourriture que les poussins prennent directement dans le bec des adultes.
Les jeunes ne volent pas très bien avant l'âge de 55 jours.

Régime : Le héron cendré se nourrit essentiellement de poisson, d'anguilles, de batraciens. Il peut aussi se nourrir de petits mammifères (rongeurs), d'insectes, de crustacés et de reptiles. Il pêche les poissons à l'affût, parfaitement immobile. A la vitesse de l'éclair, son cou se détend et son bec en forme de poignard transperce la victime.

Protection / Menaces :
La destruction de certaines parties de son habitat, notamment l'abattage des arbres et les dérangements humains, peuvent compromettre la nidification du héron cendré.
Actuellement, l'espèce se porte très bien grâce à sa protection totale et à une meilleure gestion de son habitat.

source : oiseaux.net

# Posted on Thursday, 14 January 2010 at 7:08 AM

Edited on Thursday, 14 January 2010 at 11:50 AM

le rouge gorge familier (Erithacus rubecula)

le rouge gorge familier (Erithacus rubecula)
Identification :Le rouge gorge familier est aisément reconnaissable avec sa poitrine et la face rouge orangé, contrastant avec les parties inférieures blanchâtres. Les parties supérieures son brun-vert-olive, ainsi que les ailes et la queue.
Le bec conique est brun foncé avec la base claire. Les yeux sont noirs. Les pattes fines et les doigts sont brun clair.
Le juvénile a les parties inférieures densément tachetées de brun. Jusqu'à sa première mue, il lui manquera la tache rouge de l'adulte.

Chant : Son chant est une série de gazouillis ténus, doux et clairs, et de courts trilles, avec des arrêts brusques. Pendant l'automne, son chant est plus doux.

Habitat : Le rouge gorge fréquente les terrains boisés, le bocage, les taillis, les forêts, les parcs et les jardins aussi bien dans les régions les plus isolées que dans les villes.
La femelle bouge sur de courtes distances après la saison de reproduction, jusqu'à un territoire hivernal proche où elle pourra se nourrir. Le mâle garde le même territoire toute l'année.

Comportements : Quand il est sur le sol, il prend une posture dressée. Il agite ses ailes et sa queue en permanence. Il vole d'un perchoir bas à un autre en voletant. Quand il est en alerte, il agite et dresse sa queue.
On le voit souvent près des habitations. Il entre parfois dans les maisons.
Ce sont des oiseaux agressifs, et ils se battent entre mâles d'une façon haineuse et ces combats peuvent voir la mort de l'un des deux adversaires. Ils sont hautement territoriaux, exposant leur poitrine orange vers tout intrus.
Les combats débutent par des coups à l'intrus, donnés avec les pattes et les ailes, ou en délogeant l'oiseau de son perchoir. Ensuite, les deux opposants commencent à rouler sur le sol, et à voltiger l'un face à l'autre en donnant des coups de griffes. Chaque oiseau essaie de clouer son rival au sol. Les combats peuvent durer une minute, une heure ou bien plus.

Vol : Le rougegorge vole bas et voltige sous le couvert végétal.

Nidification : La femelle construit le nid, en le cachant dans la végétation dense. C'est une structure en forme de dôme, faite avec des feuilles, de la mousse et des plumes et tapissée de radicelles et de poils.
Le nid peut être situé dans n'importe quel endroit où il peut s'installer.
La femelle dépose 5 à 7 oeufs blancs avec des taches rouges. L'incubation dure de 11 à 14 jours, assurée par la femelle qui est nourrie trois fois par heure par le mâle. Les poussins sont nidicoles, nourris et protégés par les parents. Ils quittent le nid au bout de 12 à 15 jours après la naissance, et deviennent indépendants à l'âge de trois semaines.
Cette espèce produit deux à trois couvées par an.

Régime :
Le rouge gorge familier se nourrit essentiellement d'insectes et de petits invertébrés, mais aussi de petites graines, de fruits et de baies. Il peut fréquenter les mangeoires en hiver.

Protection / Menaces : Le rouge gorge familier est largement répandu dans la majeure partie de l'Europe

source : oiseau.net

# Posted on Thursday, 14 January 2010 at 6:53 AM

Edited on Thursday, 14 January 2010 at 11:50 AM

Le balanin des noisettes (Curculio nucum L.)

L'adulte mesure 12 mm environ. Le corps est de couleur brune, recouvert de poils et d'écailles fines de couleur beige. Il a de gros yeux noirs et un long « nez » (rostre) faisant 1/3 de la longueur totale du corps, portant à son extrémité de petites mandibules.

Comportement

La larve du charançon des noisettes est responsable des noisettes véreuses. En automne, lorsque la noisette est tombée, les larves sortent de la coquille et se bâtissent une cellule dans la terre où elles passent l'hiver. Au printemps suivant, elles se chrysalident. De nombreuses larves ne se chrysalident qu'au bout de quelques années dans la cellule.

L'adulte cause de grands dégâts aux noisetiers en dévorant les feuilles et en perforant l'écale des noisettes non encore mûres. Celles-ci tombent alors avant leur maturité.

Au printemps, après leur hibernation, ils sortent de leur cachette et s'attaquent aux jeunes fruits. En mai-juin, la femelle creuse un trou dans une noisette verte et y pond. Les larves se développent à l'intérieur et se nourrissent de l'amande.

Traitement

Une simple macération d'origan permettrait d'éliminer le balanin. Certains cultivateurs déposent également de la glu le long du tronc des noisetiers pour tenter d'empêcher ou au moins de décourager l'insecte de monter dans l'arbre. Les balanins volent très biens et cette aptitude favorise la propagation des espèces. Les Balanins adultes sont polyphages et ils tirent leur subsistance du feuillage et tiges de très nombreuses espèces végétales et arbustives.

source : wikipédia
Le balanin des noisettes (Curculio nucum L.)

# Posted on Friday, 18 September 2009 at 4:34 PM

Crache-Sang ou Timarque ou Chrysomèle noire ( Timarcha tenebricosa)

Le Crache-sang ou Timarque est un Coléoptère, de la famille des
Chrysomèles (50 espèces environ en Europe). Il est le plus gros
chrysomélidés d'Europe, il mesure entre 11 et 19 mm. Son nom vernaculaire
vient que lorsqu' il se sent menacé, le Crache-sang fait d'abord le
mort, puis émet par la bouche et les articulations un liquide rouge sang).
On le trouve partout en Europe, au bord des chemins et sur le Gaillet
(plante) dont il se nourrit exclusivement.

DESCRIPTION
Le Timarque, ou Crache-sang, a corps trapu sombrement cuirassé
de noir, avec des reflets verts ou violets. Mesurant entre 1 et 2 cm de
longueur, ne vole pas (aptère ) et se déplace de manière très lente.
Les élytres du Crache-sang sont soudés ensemble,durs et brillants,
la tête, bien dégagée du thorax, est ornée de 2 antennes annelées,
fortement bombées
Les pattes du Timarque sont particulières: leurs extrémités sont en
forme de spatule et portent deux grandes griffes qui lui permettent
de s'accrocher et de grimper.

REPRODUCTION
La femelle Timarque pond ses oeufs au tout début du printemps
sur les plants de Gaillet.
La larve qui naît est énorme et lourde, à coloration métallique. On la
trouve fréquemment d'avril à septembre sur le bord des chemins,
talus et lisières forestières où les Gaillets abondent. Pour se
déplacer, outre ses pattes, elle utilise une sorte de ventouse anale
appelée pygopode. Elle se nourrit de la plante sur laquelle elle est
née. Les larves se nymphosent ensuite en "pupes" (chrysalide), à la
base de leur plante. Elles demeurent là tout l'hiver et l'imago
apparait au printemps suivant.
Stratégie de défense
Quand il est dérangé, le Crache-sang fait d'abord le mort, puis émet par la bouche et différentes
articulations un liquide rouge sang. Ces gouttelettes de "sang" sont constituées d'hémolymphe
(sand des insectes) . Si ce liquide est inoffensif pour l'homme, il a un gout âcre et désagréable
repoussant ainsi les oiseaux et autres prédateurs. Cette stratégie de défense, appelée saignée
reflexe, est en réalité un phénomène courant chez les insectes qui ne volent pas.
Cependant, malgré cette stratégie de défense, le Timarque est menacé à cause de sa terrible
lenteur. Il est souvent écrasé sur les chemins par les promeneurs qui ne le voient pas (pourtant il
est gros !), où qui pensent qu'il est dangereux parce qu'il sécrète un liquide rouge.

Si au cours de vos promenades, vous rencontrez le Timarque, arrêtez vous
pour l'observer , puis touchez le gentiment avec une brindille : vous verrez
immédiatement perler au niveau des articulations et de la bouche le fameux
liquide rouge sang. Mais surtout, ne lui faites aucun mal et laissez le repartir
tranquillement : rappelez-vous, il est inoffensif !


source : http://www.insectomania.org/doc/pdf.ima/crache.pdf
Crache-Sang ou Timarque ou Chrysomèle noire ( Timarcha tenebricosa)

# Posted on Sunday, 15 February 2009 at 6:56 AM

Edited on Saturday, 12 September 2009 at 2:03 AM

le foulque macroule

le foulque macroule
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# Posted on Saturday, 05 September 2009 at 1:10 PM

pomme de terre ou patate (Solanum tuberosum)

pomme de terre ou patate (Solanum tuberosum)
tubercule produit par l'espèce Solanum tuberosum, appartenant à la famille des Solanacées. Il s'agit d'un des légumes les plus consommés dans le monde. Outre ses vertus alimentaires, la pomme de terre est largement utilisée dans l'industrie, sa fécule ayant de multiples destinations. Le terme désigne également la plante elle-même, plante herbacée, vivace par ses tubercules, originaire des Andes.

La pomme de terre est originaire des Andes où elle a été domestiquée et cultivée depuis le huitième millénaire avant notre ère ; les agriculteurs andins avaient créé de très nombreuses variétés. La première description connue date de 1533, que l'on doit à Pedro de Cieza de León dans sa Chronique du Pérou. Introduite en Espagne en 1534, elle est cultivée par des moines de Séville en 1573 pour nourrir des personnes malades, également sous le nom de papa. En deux siècles, la pomme de terre va conquérir l'Europe : d'abord en Espagne où elle prendra le nom de patata (sous l'influence de batata, patate douce et le mot papa ayant vraisemblablement entraîné une confusion avec le mot Papa désignant le Pape), puis l'Italie taratouffli (petite truffe), l'Irlande potato, l'Allemagne puis la France. Elle est introduite en France vers 1540 et cultivée à Saint-Alban-d'Ay (il s'agissait là de la variété dite « Truffole »). Elle est figurée pour la première fois par Gaspard Bauhin dans Pinax Theatri Botanici de 1596.

Elle est décrite en 1600 par Olivier de Serres, qui la nomme cartoufle (à relier à l'allemand Kartoffel) et déclare à son sujet : « Cet arbuste dit cartoufle porte fruict de mesme nom, semblable a truffes. » Tandis qu'en Italie, Allemagne, Pologne et Russie on mangeait déjà la pomme de terre, en France elle ne fut utilisée que pour nourrir le bétail pendant plus de deux siècles. Les Anglais avaient de leur côté découvert le tubercule en 1586, au retour d'une campagne contre les Espagnols dans l'actuelle Colombie. Propagée aussi bien par les Anglais que par les Espagnols, la pomme de terre gagne le reste de l'Europe, et les nombreuses disettes du XVIIIe siècle vont encourager sa consommation par les Européens, l'Allemagne figurant au rang des précurseurs.

Concernant la France, en 1757 elle fut cultivée en Bretagne, alors en période de disette, dans la région de Rennes par Louis René de Caradeuc de La Chalotais, bientôt suivi dans le Léon par monseigneur de la Marche, surnommé « l'évêque des patates » (eskob ar patatez). Jean-François Mustel, agronome rouennais (auteur d'un Mémoire sur les pommes de terre et sur le pain économique), encourage sa culture en Normandie : en 1766 on cultive la pomme de terre à Alençon, à Lisieux et dans la baie du Mont Saint-Michel .

Mais c'est surtout Antoine Parmentier, de retour d'un séjour en captivité en Prusse, qui fait la promotion de la pomme de terre comme aliment humain et réussit à développer son usage dans toutes les couches de la société française. Il avait été capturé par les Prussiens pendant la guerre de Sept Ans (1756-1763) et avait découvert à cette occasion la pomme de terre, principale nourriture fournie aux prisonniers. À la suite d'une terrible disette survenue en 1769, l'académie de Besançon lance en 1771 un concours sur le thème suivant : « Indiquez les végétaux qui pourraient suppléer en cas de disette à ceux que l'on emploie communément à la nourriture des hommes, et quelle en devrait être la préparation. » Parmentier remporte le premier prix, devant d'autres concurrents qui avaient eux aussi rédigé un mémoire sur la pomme de terre, preuve que l'usage de ce tubercule était vraiment à l'ordre du jour.

Plus d'un siècle avant Parmentier, grâce à Jean Bauhin (1541-1612) et frère de Gaspard Bauhin, directeur des « Grands-Jardin » de Montbéliard, la patate était consommée pour pallier la famine qui sévissait dans le Comté de Montbéliard indépendant et devenu français en 1793.

Par la suite, Parmentier réussit à obtenir l'appui des autorités pour inciter la population à consommer des pommes de terre. Il fait notamment usage d'un stratagème resté célèbre : il fait monter une garde (légère) autour d'un champ de pommes de terre, donnant ainsi l'impression aux riverains qu'il s'agit d'une culture rare et chère, destinée au seul usage des nobles. Certains volent des tubercules, les cuisinent et les apprécient. Le roi Louis XVI le félicite en ces termes : « La France vous remerciera un jour d'avoir inventé le pain des pauvres ». Leur emploi dans la cuisine populaire se développe alors très rapidement.

À la fin du XVIIIe siècle, 45 km² étaient consacrés en France à la culture de la pomme de terre. Un siècle plus tard, en 1892, cette surface était passée à 14 500 km², chiffre considérable dont il faut cependant souligner qu'il a nettement baissé par la suite. Actuellement, la production de pommes de terre n'occupe plus que 1 800 km², d'une part parce que la consommation humaine a fortement diminué, de l'autre parce que la consommation animale a disparu. Dans le monde, la production annuelle est d'environ 300 millions de tonnes, pour une surface cultivée supérieure à 20 000` km². Peu avant la Révolution, l'agronome Jean Chanorier développe cette culture sur ses terres de Croissy-sur-Seine.

Au XIXe siècle, la pomme de terre était devenue l'aliment prédominant chez les Irlandais. L'épidémie de mildiou dans les années 1840 est à l'origine d'une grande famine et d'une importante émigration vers les États-Unis et le Canada.

Un des problèmes était la conservation des tubercules qu'il fallait notamment protéger contre le gel et la pourriture ; on trouve dans le Bulletin de Lille, de décembre 1915 une recette de conservation des pommes de terre, qui selon le lecteur qui la communique, « a paru naguère dans une revue scientifique » :

« Emplir aux trois quarts d'eau un récipient (chaudron ou marmite assez spacieuse). Faire chauffer l'eau et, quand elle est bouillante, remplir le récipient de pommes de terre. Laisser bouillir le tout pendant une minute. Passé ce temps, retirer les pommes de terre, les essuyer, et répéter l'opération jusqu'à complet épuisement des pommes de terre. Les germes, se trouvant ainsi détruits, la fermentation n'est désormais plus possible. Les pommes de terre, ainsi traitées, sont ensuite mises dans des paniers ou dans des sacs, et peuvent se conserver pendant environ deux ans". Contre le gel qui donne aux pommes de terre un goût sucré désagréable, le même bulletin conseille de « Mettre les tubercules dans de l'eau froide que l'on fait chauffer. Dès que l'eau commence à bouillir, l'enlever, elle emportera complètement avec elle le goût sucré en question. On mettra ensuite les pommes de terre dans de l'eau froide et salée, que l'on fera bouillir à la manière ordinaire. »

Brevetée en 1903, la plaque autochrome, premier procédé de photographie en couleur inventé par Louis Lumière, utilisait pour capter la lumière des grains de fécule de pomme de terre teintés.

En 1971, est fondé à Lima au Pérou dans le berceau historique de la pomme de terre, le Centre international de la pomme de terre (CIP). Cette institution internationale vise à améliorer la sécurité alimentaire des pays en voie de développement en misant sur l'amélioration des rendements et de la production de la pomme de terre et d'autres tubercules alimentaires.

En 1995, la NASA expérimente pour la première fois la culture de pommes de terre dans l'espace lors d'une mission de la navette spatiale Columbia.

L'Organisation des Nations unies a déclaré l'année 2008, l'année de la pomme de terre afin de « renforcer la prise de conscience du rôle clé de la pomme de terre, et de l'agriculture en général ».

source : wikipédia
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# Posted on Saturday, 29 August 2009 at 5:39 AM